Soudan du Sud

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L'onglet Santé a été mis à jour - conseils de santé aux voyageurs de l'ASPC.
Avertissements

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SOUDAN DU SUD - ÉVITEZ TOUT VOYAGE

Affaires étrangères, du Commerce et Développement Canada (MAECD) recommande d'éviter tout voyage en République du Soudan du Sud, y compris dans les régions frontalières et dans la ville de Djouba, en raison de l’intensité actuelle du conflit armé, de la violence interethnique et des crimes violents. Au milieu de décembre 2013, Djouba a été le théâtre d’activités militaires, y compris d’affrontements, et la situation demeure extrêmement instable à l’extérieur de la capitale.

Il est fortement recommandé de quitter dès maintenant ce pays au moyen des transports commerciaux, car il pourrait être de plus en plus difficile de le faire si la situation continue à se détériorer. L’aéroport de Djouba demeure ouvert, comme la route reliant la capitale à l’Ouganda et au passage frontalier de Nimule.

Si vous décidez de rester au Soudan du Sud malgré cet avertissement, limitez vos déplacements, assurez-vous que vos documents de voyage sont à jour et tenez-vous au courant des derniers événements. Il est aussi conseillé de s’inscrire au Service d’inscription des Canadiens à l’étranger (ROCA) et de lire attentivement les messages diffusés par celui-ci. Il importe de noter que la capacité des responsables canadiens à apporter une aide consulaire au Soudan du Sud est extrêmement limitée.

 

Sécurité

Sécurité

La décision de voyager relève de vous seul. C’est également à vous seul qu’il incombe de veiller à votre sécurité personnelle à l’étranger. Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la sécurité des Canadiens à l’étranger et diffuse des renseignements fiables et à jour dans ses Conseils aux voyageurs. Dans l’éventualité où une situation de crise nécessiterait une évacuation, la politique du gouvernement du Canada consiste à assurer le transport sécuritaire des ressortissants canadiens jusqu’au lieu sûr le plus proche. Le gouvernement du Canada ne vous aidera à quitter un pays ou une région qu’en dernier recours, lorsque tous les moyens de transport commerciaux et personnels auront été épuisés. Ce service est offert contre recouvrement des coûts, et vous devrez assumer les frais associés à la poursuite de votre voyage. Les situations varient d’un pays à l’autre et les ressources du gouvernement pourraient, dans certains cas, être soumises à des contraintes susceptibles de limiter son aptitude à offrir de l’aide, notamment dans un pays ou une région où le risque de conflit violent ou d’instabilité politique est élevé.

La violence qui a éclaté à Djouba en décembre 2013 s’est étendue à la plupart des États de l’est du pays, notamment Jongleï, Unité et le Haut-Nil. Les forces antigouvernementales y contrôlent la plupart des zones situées en campagne, alors que le gouvernement contrôle les capitales des États d’Unité et de Jongleï.

Le 5 mars 2014, de graves incidents se sont produits à Djouba. De fortes tensions persistent et la reprise soudaine des combats demeure possible.

Un couvre-feu est en vigueur de 23 h à 6 h à de nombreux endroits, y compris Djouba. Toutefois, pour des raisons de sécurité, nous vous recommandons de ne pas sortir entre 21 h et 6 h.

Des affrontements militaires directs se produisent parfois entre le Soudan du Sud et le Soudan. Cette situation a entraîné une forte dégradation de la sécurité dans les régions limitrophes du Soudan.

Des affrontements tribaux peuvent survenir dans tout le pays. À cela s’ajoutent des combats fréquents entre l’armée et des milices armées.

État de Jongleï

La situation est extrêmement instable dans l’État de Jongleï (plus spécifiquement à proximité de Bor ainsi qu’à Akobo et Nassir), où on signale la persistance de combats et de violences interethniques depuis le milieu de décembre 2013.

Régions du Nord : États d’Unité, du Haut-Nil, du Warrap septentrional, de Jongleï et du Bahr el-Ghazal septentrional


Le gouvernement ne contrôle que partiellement les États d’Unité et du Haut-Nil. La lutte pour le contrôle de la capitale du Haut-Nil, Malakal, se poursuit.

Ces deux dernières années, des tensions occasionnelles entre le Soudan du Sud et le Soudan ont entraîné une intensification de l’activité militaire dans les régions limitrophes du Soudan, et les deux pays ont menacé d’accroître leurs manœuvres. On signale des frappes aériennes occasionnelles dans l’État d’Unité (y compris à Bentiu), l’État du Haut-Nil et l’État du Bahr el-Ghazal septentrional. Selon les Nations Unies, depuis la sécession du Soudan du Sud, les affrontements dans les régions frontalières ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes des deux côtés de la frontière.

Il convient de signaler des menaces pour la sécurité dans la région pétrolière (y compris Unité, le Warrap septentrional et Jongleï). Les installations pétrolières et les zones avoisinantes constituent des cibles potentielles pour l’armée et les rebelles.

Le Soudan et le Soudan du Sud se disputent la région contestée d’Abyei, limitrophe du Bahr el-Ghazal et du Warrap septentrionaux et de l’État de Jongleï. Depuis 2011, elle est le théâtre d’affrontements fréquents et d’importants déplacements de populations.

Terrorisme

Des groupes terroristes régionaux, y compris ceux associés à al-Qaïda et à al-Shabaab, continuent de menacer les intérêts occidentaux et d'autres cibles potentielles au Soudan du Sud. L’attaque du 21 septembre 2013 dans un centre commercial huppé de Nairobi illustre le risque d’attaque contre des civils en Afrique de l’Est. D’autres attaques sont possibles. Il faut demeurer vigilant dans les endroits très fréquentés et se tenir au courant des informations diffusées par les médias locaux.

Criminalité

Les crimes violents sont courants à l'échelle du pays, y compris les enlèvements, les vols à main armée, la piraterie routière et les vols par effraction. Les risques pour la sécurité sont particulièrement élevés à Djouba, où on fait régulièrement état de vagues de violence et de délinquance, y compris de l’augmentation des crimes perpétrés à l’aide d’armes à feu. Les services de police disposent de peu de moyens pour prévenir la criminalité.

Manifestations

Des manifestations ont parfois lieu et peuvent soudainement dégénérer en violences. Elles peuvent entraver fortement la circulation et le fonctionnement des transports publics. Évitez toutes les manifestations et tous les grands rassemblements, suivez les conseils des autorités locales et tenez-vous au courant des informations diffusées par les médias locaux.

Transport routier

Les mines terrestres constituent une menace, notamment à l’extérieur de Djouba. Les routes sont en très mauvais état. Beaucoup d'entre elles ne sont que des pistes de sable. Sauf dans certaines zones urbaines, comme à Djouba et à Malakal, un véhicule à quatre roues motrices s’avère nécessaire, tout particulièrement pendant la saison des pluies (mars à novembre). Seuls les voyageurs d'expérience et munis de tout le matériel nécessaire devraient s'aventurer dans le désert. Le matériel de base doit comprendre : une pelle, des rampes métalliques pour les sables lourds, un système de positionnement global (GPS) de même que des réserves de carburant et d'eau. Les barrages routiers sont courants. Il faut avoir sous la main ses pièces d'identité et les papiers du véhicule. Les habitudes de conduite imprévisibles des Sud-Soudanais, les piétons et la présence d'animaux errants présentent des risques.

Transport en commun

On trouve quelques taxis dans les grands centres urbains, mais ils sont généralement désuets et inconfortables. Les services de transport public sont peu nombreux à l’extérieur de ces centres.

En ce qui concerne le transport par autocar, il est recommandé de n'utiliser que des services de première classe. La majorité des autres autocars n’offrent pas de service régulier, sont mal entretenus et très mal conduits. Les accidents mortels impliquant des autocars sont fréquents.

Les voyageurs doivent se présenter à l’aéroport international de Djouba au moins deux (préférablement trois) heures à l’avance. Les formalités de départ sont complexes et ne sont pas assistées par ordinateur. Aucun tableau n'indique les heures d'arrivée et de départ, et il faut prévoir des retards. Il est à noter que les vols en partance de Djouba sont parfois annulés. Il arrive aussi que les passagers de vols en provenance de Khartoum doivent présenter des documents d'entrée supplémentaires.

Consulter Sécurité des transports pour vérifier si les transporteurs aériens nationaux répondent aux normes de sécurité.

Exigences d'entrée et de sortie

Exigences d'entrée et de sortie

La décision de laisser entrer les voyageurs étrangers relève exclusivement de la compétence de chaque pays ou région. Les agents consulaires canadiens ne peuvent pas intervenir en votre nom si vous ne satisfaites pas aux exigences d’entrée. En tant que nouveau pays, la République du Soudan du Sud procède actuellement à la définition de ses exigences d’entrée et de sortie pour les voyageurs et prépare l’ouverture d’ambassades partout dans le monde. Les renseignements qui suivent au sujet des conditions d’entrée et de sortie ont été obtenus des autorités du Soudan du Sud. Ces exigences peuvent toutefois être modifiées à tout moment. C’est à vous qu’il incombe de vérifier la validité de ces renseignements auprès de l’ambassade du gouvernement du Soudan du Sud à Washington :

Ambassade de la République du Soudan du Sud
1015, 31st Street N.W. Suite 300
Washington, DC 20036 
Tél. : 202-293-7940
Téléc. : 202-293-7941
Courriel : visa@gossmission.org 
http://www.gossmission.org/goss/

Les titulaires de passeports officiels (spéciaux et diplomatiques) doivent consulter la page Voyages officiels car ils pourraient être assujettis à des exigences d'entrée différentes.

Passeport et visas

Les Canadiens doivent présenter un passeport valide pendant au moins six mois après la date prévue de leur départ du pays. Ils doivent aussi être titulaires d’un visa délivré avant leur départ. Les visas ne sont pas délivrés automatiquement. Les Canadiens doivent communiquer avec l'ambassade du Soudan du Sud à Washington afin d'en obtenir un avant leur départ. Il est aussi possible de demander un visa en route vers le Soudan du Sud, en s’adressant à l'ambassade du Soudan du Sud à Addis-Abeba, en Éthiopie, ou à Nairobi, au Kenya.

Visa de touriste : exigé
Visa d’affaires : exigé
Visa d’étudiant : exigé
Visa de transit : exigé

Les visiteurs doivent s’inscrire auprès du Bureau de l’immigration dans les 72 heures après leur arrivée.

Double citoyenneté

Vous devriez vous servir de votre passeport canadien pendant le voyage et toujours vous présenter aux autorités locales en tant que citoyen canadien. Voir La double citoyenneté : Ce que vous devez savoir pour plus de détails.

Les enfants et le voyage

Les enfants ont besoin de documents spéciaux pour visiter certains pays. Consulter Enfants pour plus de détails.

Fièvre jaune

Certains pays exigent la présentation d’une preuve de vaccination contre la fièvre jaune avant de permettre l’entrée. Veuillez consulter la liste par pays de l’Organisation mondiale de la Santé (en anglais) pour connaître les exigences de ce pays.

Santé

Santé

Conseil de santé aux voyageurs
Consultez un fournisseur de soins de santé ou visitez une clinique santé-voyage de préférence six semaines avant votre départ.
Vaccins

Vaccins administrés systématiquement

Assurez-vous que votre vaccination est à jour, peu importe votre destination de voyage.

Vaccins recommandés

Vous pourriez être à risque de contracter ces maladies évitables par la vaccination lors de votre voyage dans ce pays. Adressez-vous à votre professionnel de santé-voyage pour savoir si ces vaccins vous conviennent.

Grippe

La grippe saisonnière sévit partout dans le monde. La saison grippale est de novembre à avril dans l'hémisphère Nord, d'avril à octobre dans l'hémisphère Sud et elle dure toute l'année dans les tropiques. La grippe (influenza) est causée par un virus qui se transmet d'une personne à l'autre par la toux ou les éternuements ou par le contact avec des objets et surfaces contaminés. Faites-vous vacciner contre la grippe. Faites-vous vacciner contre la grippe.

Hépatite A

L'hépatite A est une maladie du foie qui se propage par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés, ou par le contact avec une personne infectée. Tous les voyageurs qui se rendent dans des régions où il existe un risque de contracter l'hépatite A devraient être vaccinés.

Hépatite B

L'hépatite B est une maladie du foie qui se propage par le sang ou les autres liquides corporels. Tous les voyageurs qui pourraient y être exposés (rapports sexuels, traitement médical, partage d'aiguilles, tatouage, acuponcture ou exposition professionnelle) devraient être vaccinés.

Méningococcie

Ce pays se retrouve dans la "ceinture de méningite" africaine, une région où il y a plusieurs cas de méningococcie.  La méningococcie est une infection grave et parfois mortelle. Le risque est faible pour la plupart des voyageurs. Les voyageurs qui pourraient courir un risque élevé de contracter la maladie (ceux qui vivent ou qui travaillent avec la population locale, c'est-à-dire les professionnels de la santé, les personnes qui se rendent dans des zones surpeuplées ou qui participent à de grands rassemblements) devraient envisager de se faire vacciner.

Polio

Il y a un risque de transmission de la polio dans ce pays. Assurez-vous que votre vaccination contre la polio est à jour.

Rage

La rage est une maladie fatale qui se transmet aux humains par une morsure, une griffure ou l'exposition à la salive d'un animal atteint de la rage. Les voyageurs qui comptent se rendre dans des régions où il existe un risque de contracter la rage et qui pourraient courir un risque élevé d'être exposés à la maladie (c'est-à-dire les personnes en contact étroit avec des animaux, les personnes pour lesquelles il existe un risque professionnel et les enfants) devraient envisager la possibilité de se faire vacciner.

Rougeole

La rougeole est une maladie virale qui est très contagieuse. Elle s'agit d'une maladie courante dans la plupart des régions du monde. Assurez-vous que votre vaccination contre la rougeole est à jour, peu importe votre destination de voyage.

Vaccination contre la fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie causée par un flavivirus qui se transmet par la piqûre d'un moustique infecté.

Les voyageurs se font vacciner soit parce qu'il s'agit d'une exigence pour entrer dans certains pays, soit parce qu'il est recommandé de le faire pour se protéger contre la fièvre jaune.

* Il est important de souligner que les exigences liées à l'entrée dans un pays pourraient ne pas correspondre à votre risque de contracter la fièvre jaune à cet endroit. Il est également recommandé de communiquer avec la mission diplomatique ou consulaire de la ou des destinations où vous comptez vous rendre pour vérifier s'il y a d'autres exigences d'entrée.
Risque
  • Il y a un risque de contracter la fièvre jaune dans ce pays.
Les exigences liées à l'entrée*
  • Une preuve de vaccination n'est pas exigée des voyageurs.
Recommandation
  • La vaccination est recommandée.
  • Discutez de vos plans, de vos activités et de vos destinations de voyage avec un professionnel de la santé.
  • Protégez-vous contre les piqûres d'insectes.
Eau/aliments

Maladies d'origine alimentaire et hydrique

Les personnes qui se rendent à n'importe quelle destination mondiale peuvent développer la diarrhée du voyageur en consommant de l'eau ou des aliments contaminés.

Dans certaines régions de l'Afrique centrale, l'eau et les aliments peuvent aussi être porteurs de maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde, l'hépatite A, et la schistosomiase. Faites attention à ce que vous mangez et buvez lorsque vous vous rendez en Afrique centrale. Rappelez-vous : N'ingérez rien qui n'ait été bouilli, cuit ou pelé!

Choléra

Le choléra est une maladie bactérienne qui se propage souvent par la consommation d'eau et d'aliments contaminés. Il cause la diarrhée et, dans les cas graves, il peut entraîner la déshydratation, voire la mort.

Le risque est faible pour la plupart des voyageurs. Les voyageurs les plus à risque sont ceux qui séjournent, travaillent ou habitent dans des régions où l'accès à des aliments salubres et à de l'eau potable est limité et les conditions de salubrité sont déficientes, ou dans des régions où des éclosions surviennent. Les voyageurs les plus à risque, devraient discuter avec un fournisseur de soins de santé des avantages à recevoir un vaccin.

Diarrhée du voyageur
  • La diarrhée du voyageur est la maladie qui touche le plus fréquemment les voyageurs. Elle se transmet par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés.
  • Le risque de contracter la diarrhée du voyageur est accru dans les régions où les conditions de salubrité et d'hygiène sont déficientes. Faites attention à ce que vous mangez et buvez.
  • Le traitement le plus important contre la diarrhée du voyageur est la réhydratation (buvez beaucoup de liquides). Apportez des sels pour réhydratation orale lors de votre voyage.
Schistosomiase

La schistosomiase peut se transmettre aux humains par contact avec de l'eau douce contaminée par les douves (minuscules vers plats). Les oeufs du ver peuvent provoquer des maladies intestinales comme la diarrhée et des crampes ou des problèmes urinaires. Le risque est généralement faible pour la plupart des voyageurs. Évitez de nager dans les eaux douces (lacs, rivières, étangs). Il n'existe aucun vaccin contre la schistosomiase.

Typhoïde

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne qui se transmet par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés. Les jeunes voyageurs ainsi que les personnes qui se rendent dans des zones rurales, qui visitent des amis et des parents ou qui ont un système immunitaire affaibli pourraient courir un risque plus élevé de contracter l'infection. Si elles comptent se rendre dans des régions où il existe un risque de fièvre typhoïde, en particulier si elles se rendent à des endroits où les conditions d'hygiène sont mauvaises, les personnes qui courent un risque élevé de contracter la maladie devraient envisager la possibilité de se faire vacciner.


Insectes

Insectes et maladies

Dans certaines régions de l'Afrique centrale, certains insectes sont porteurs de maladies comme la dengue, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre jaune, la filiarose lymphatique, la leishmaniose, l'onchocercose (cécité des rivières), le paludisme, la trypanosomiase africaine (maladie du sommeil) et le virus du Nil occidental.

Il est recommandé aux voyageurs de prendre les les mesures nécessaires pour se protéger contre les piqûres d'insectes.

Chikungunya

Il y a présentement une éclosion de chikungunya dans ce pays. Le chikungunya est une maladie virale qui se transmet par la piqûre d'un moustique infecté et provoque habituellement de la fièvre et des douleurs articulaires de type arthritique. Protégez-vous contre les piqûres de moustiques, notamment au lever et au coucher du soleil. Il n'existe aucun vaccin contre le chikungunya.

Leishmaniose viscérale

La leishmaniose viscérale (ou kala­azar) touche principalement la moelle osseuse et les organes internes. La leishmaniose est causée par un parasite transmis par la piqûre d'un phlébotome (moucheron de sable) femelle infecté. Cette forme de la maladie peut également être transmise par une transfusion de sang contaminé ou par le partage de seringues contaminées. En l'absence de traitement, la maladie peut entraîner la mort. Le risque est généralement faible pour la plupart des voyageurs. Protégez-vous contre les piqûres de phlébotomes, qui se nourrissent habituellement après le coucher du soleil dans les régions rurales et boisées ainsi que dans certains centres urbains. Il n'existe ni vaccin ni médicament qui protègent contre la leishmaniose.

Onchocercose

L'onchocercose (cécité des rivières) est une maladie qui touche les yeux et la peau et qui est causée par un parasite transmis par la piqûre d'une mouche noire femelle infectée. L'onchocercose entraîne souvent la cécité si elle n'est pas traitée. Le risque est généralement faible pour la plupart des voyageurs. Protégez-vous contre les piqûres de mouches noires, qui sont les plus courantes près des rivières et ruisseaux à débit rapide. Il n'existe aucun vaccin contre l'onchocercose, mais des médicaments sont disponibles pour la traiter.

Trypanosomiase africaine

La trypanosomiase africaine (maladie du sommeil) est causée par un parasite transmis par la piqûre d'une mouche tsé-tsé. Elles piquent habituellement en journée et leurs piqûres sont en général assez douloureuses. Si elle n'est pas traitée, la maladie est éventuellement mortelle. Le risque est généralement faible pour la plupart des voyageurs. Protégez-vous contre les piqûres de mouches tsé-tsé, en particulier dans les réserves fauniques et dans les zones rurales. Évitez de porter des vêtements de couleurs lumineuses ou sombres, car elles attirent les mouches tsé-tsé. Il n'existe aucun vaccin contre cette maladie.


Paludisme

Paludisme

  • Il y a un risque de paludisme tout au long de l'année dans l'ensemble du pays.  
  • Le paludisme est une maladie grave et parfois mortelle qui se transmet par la piqûre d'un moustique infecté.  Il n'existe aucun vaccin contre le paludisme. 
  • Protégez-vous contre les piqûres de moustiques en recouvrant la peau exposée, en utilisant un insectifuge et en restant dans des endroits fermés et climatisés. Vous pouvez également traiter vos vêtements et affaires de voyage à l'insecticide et dormir sous une moustiquaire traitée à l'insecticide.
  • Consultez un professionnel de la santé ou rendez-vous dans une clinique santé-voyage de préférence six semaines avant votre départ pour discuter de la possibilité de prendre des antipaludéens et déterminer lesquels sont indiqués.

Animaux

Animaux et maladies

Les voyageurs doivent éviter tout contact avec les animaux, y compris les chiens, les singes, les serpents, les rongeurs, les oiseaux et les chauves-souris. Certaines infections, telles que la rage, sévissent dans certaines régions en Afrique centrale, et peuvent être transmises entre les humains et les animaux.


Personne à personne

Infections de personne à personne

Le fait de se trouver en présence de nombreuses personnes peut accroître le risque de certaines maladies. N'oubliez pas de vous laver les mains souvent et d'observer les règles d'hygiène lorsque vous toussez ou éternuez afin d'éviter de contracter le rhume, la grippe ou d'autres maladies.

Les infections transmissibles sexuellement (ITS) et le VIH se transmettent par contact avec du sang ou des liquides corporels; adoptez des pratiques sexuelles protégées.

Tuberculose

La tuberculose est une infection causée par une bactérie qui touche habituellement les poumons.

Pour la plupart des voyageurs, le risque de contracter la tuberculose est faible.

Les voyageurs qui pourraient courir un plus grand risque de contracter la tuberculose et qui doivent se rendre dans une région où il existe un risque de tuberculose devraient consulter un professionnel de la santé afin de déterminer quelles sont les mesures à prendre avant et après leur voyage.

Les personnes qui pourraient courir un plus grand risque sont celles qui se rendent ou qui travaillent dans une prison, un camp de réfugiés, un refuge pour sans-abris ou un hôpital, ou les voyageurs qui rendent visite à des amis ou à des membres de leur famille.

VIH

Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) s'attaque au système immunitaire de l'organisme et l'affaiblit, et donne lieu à une maladie chronique progressive appelée le SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise).

Parmi les activités à risque élevé, on compte toutes celles où vous êtes en contact avec du sang ou des liquides organiques, c'est-à-dire des rapports sexuels non protégés, l'exposition à des seringues non stérilisées pour la prise de médicaments ou d'autres substances (par exemple, stéroïdes ou drogues) ou l'exposition à des aiguilles non stérilisées pour le tatouage, le perçage corporel ou l'acupuncture.


Services médicaux et installations médicales

Services médicaux et installations médicales

Les établissements médicaux sont bien en dessous des normes occidentales (p. ex. il n'est pas recommandé de s'y faire opérer). L’évacuation médicale d’urgence peut aussi être difficile : le service d’ambulance aérienne n’est habituellement pas disponible sur bref préavis, sans compter que l’aéroport ferme à la tombée du jour. Vous devez vous assurer que votre assurance médicale couvre la République du Soudan du Sud, car de nombreux régimes ne prévoient aucune protection pour ce pays.

À retenir...

La décision de voyager appartient entièrement au voyageur. Le voyageur est également responsable de sa propre sécurité.

Soyez bien préparé(e). Ne vous attendez pas à ce que les services médicaux soient les mêmes que ceux offerts au Canada. Apportez dans vos bagages une trousse de produits de santé pour le voyage, en particulier si vous vous rendez dans des zones éloignées des grands centres urbains.

Lois et coutumes

Lois et coutumes

Vous devez vous conformer aux lois locales. Consulter Arrestation et détention pour plus de détails.

Il faut avoir un permis pour prendre des photographies. Pour cela, vous devez vous adresser au ministère de l’Information. Même avec un permis, il est strictement interdit de prendre des photographies à proximité d’installations militaires et il est fortement déconseillé de le faire en milieu urbain.

Les marques d’affection entre personnes du sexe opposé sont mal vues en public.

Toute activité homosexuelle est illégale.

Culture

Par opposition à la société occidentale, la République du Soudan du Sud est une société traditionnelle et conservatrice. Les femmes doivent se vêtir de manière sobre (ni jupes courtes, ni vêtements sans manches ou décolletés). Il est recommandé aux hommes comme aux femmes de ne pas porter de pantalons courts en public et de se montrer extrêmement discrets lorsqu’ils se baignent.

Monnaie

La monnaie nationale est la livre sud-soudanaise (SSP). La livre soudanaise n’a pas cours légal. Échangez de la monnaie seulement dans des banques ou d’autres institutions bien établies, car les changeurs qui travaillent dans la rue escroquent souvent les voyageurs en leur donnant de la fausse monnaie. Il convient d’emporter suffisamment d’argent en dollars américains pour payer toutes les dépenses du séjour. Il faut aussi prévoir de régler en dollars américains l’achat de billets d’avion internationaux. Il est impossible de virer des dollars américains ou canadiens. Les maisons de change et les commerçants n’acceptent pas l’argent américain antérieur à 2006 ni les billets le moindrement abîmés.

Les cartes de crédit et les chèques de voyage ne sont pas acceptés. On trouve des guichets bancaires automatisés, mais ils ne sont pas fiables et ne distribuent que des livres sud-soudanaises. Les factures élevées, notamment les notes d’hôtel, doivent être réglées en espèces.

Catastrophes naturelles et climat

Catastrophes naturelles et climat

La saison des pluies au Soudan du Sud dure de six à sept mois, de mars à octobre. Les inondations peuvent alors rendre impraticables de nombreuses routes. Surveillez les bulletins météorologiques régionaux et planifiez vos déplacements en conséquence.

Assistance à l'étranger

Assistance à l'étranger

Djouba - Ambassade du Canada
Adresse Ancient complexe JDO, à l’opposé de l’hôtel New Sudan Palace, avenue Airport, Djouba, Soudan du Sud Téléphone +211 9 5620 1843/+211 9 5511 4199/ 211 9 5612 3933 CourrielJUBA-G@international.gc.caInternetcanadainternational.gc.ca/south_sudan-soudan_du_sud/ServicesDes services de passeport sont offerts
Nairobi - Haut-Commissariat du Canada
Adresse Limuru Road, Gigiri, Nairobi, Kenya Adresse postale C.P. 1013, Nairobi, 00621, Kenya, Téléphone 254 (20) 366-3000 Télécopieur 254 (20) 366-3900 Courrielnrobi@international.gc.caInternetcanadainternational.gc.ca/kenya/ServicesDes services de passeport sont offerts

Pour obtenir une aide d'urgence en dehors des heures de bureau, téléphonez au haut-commissariat à Nairobi et suivez les instructions qui vous seront données. Vous pouvez aussi appeler le Centre de surveillance et d’intervention d’urgence à Ottawa au 613-996-8885.

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