Enseigner l’anglais en Corée

Enseigner l’anglais en Corée

Introduction

Pour apprécier son expérience en tant que professeur de langue en Corée, il faut avant tout travailler pour une école réputée et signer avec elle un contrat clair et équitable. De nombreux Canadiens arrivent en Corée munis d’un contrat leur promettant un salaire substantiel, des primes et d’autres avantages. Si la plupart d’entre eux trouvent leur expérience agréable et enrichissante, quelques-uns se retrouvent toutefois dans une situation très différente de celle qui leur avait été promise.

Dans le cas où vous avez besoin d’information ou de conseils relatifs à l’emploi et à d’autres questions, veuillez noter que la municipalité de Séoul a mis sur pied le Seoul Global Center (centre d’aide pour les étrangers). Ce bureau fournit un système d’aide à l’emploi pour les résidents étrangers, de l’information générale sur la Corée et un annuaire pour les étrangers à Séoul, y compris des conseils sur la vie quotidienne et les services communautaires. Voici les coordonnées de ce centre :

3e étage, Centre de presse de Séoul
124, Sejong-daero Jung-gu, Séoul 100-750
Corée
Téléphone : 82 (2) 2075-4180 ou 82 (2) 2075-4130, appuyer sur le 1 pour l’anglais
Télécopieur : 82 (2) 723-3206
Courriel : hotline@seoul.go.kr

Les résidents étrangers de Séoul sont invités à faire des suggestions à la municipalité pour améliorer les services offerts aux étrangers; il suffit d’envoyer un courriel à hotline@seoul.go.kr.

La ville de Busan a mis sur pied un bureau semblable, en l’occurrence la Busan Foundation for International Activities dont voici les coordonnées :

Busan Foundation for International Activities
Édifice du Service national des pensions, 13e étage
1992, Jungang-ro Yeonje-gu, Busan 611-705
Téléphone : 82 (5) 1668-7900
Télécopieur : 82 (5) 1668-7926    
Courriel : jhz97@bfia.or.kr

Consultez les plus récents conseils aux voyageurs pour la Corée afin d’obtenir des renseignements sur la sécurité, les lois et coutumes, les exigences d’entrée, les conditions sanitaires et d’autres aspects importants liés aux voyages.

Pour toute demande concernant les passeports, la citoyenneté ou des services notariaux, prière de communiquer avec la section consulaire de l’ambassade du Canada en Corée:

21, Jeongdong-gil (Jeong-dong), Jung-gu
Séoul (100-120)
République de Corée
Téléphone : 82 (2) 3783-6000
Télécopieur : 82 (2) 3783-6112
Courriel : seoul@international.gc.ca
Internet : www.coree.gc.ca

Adresse postale
C. P. 6299
Séoul 100-662, Corée

ou avec le consulat du Canada à Busan :

a/s Dongsung Chemical Corporation
472, Shin Pyung-dong, Saha-gu
Busan 604-721
République de Corée
Téléphone : 82 (5) 1204-5581
Télécopieur : 82 (5) 1204-5580

En cas d’urgence en dehors des heures de bureau, prière d’appeler l’ambassade du Canada en Corée et de suivre les instructions enregistrées. Il est également possible d’appeler à frais virés le Centre de surveillance et d’intervention d’urgence à Ottawa au 613-996-8885.

Appeler la Corée

Pour téléphoner en…

de…

Il faut composer…

Par exemple…

Corée

autres pays (y compris le Canada)

l’indicatif international +
l’indicatif du pays +
l’indicatif régional ou de la ville +
le numéro de téléphone

Pour appeler du Canada à l’ambassade du Canada en Corée, il faut composer le :
011 – 82 – 2 – 3783-6000

Corée

Corée

l’indicatif interurbain +
l’indicatif régional ou de la ville +
le numéro de téléphone

Pour appeler de Busan à l’ambassade du Canada en Corée, il faut composer le :
0 2 –3783–6000

Établissements et programmes d’enseignement des langues étrangères

L’Ambassade du Canada en Corée ne tient pas de liste des établissements d’enseignement. Quiconque envisage d’accepter un emploi de professeur d’anglais en Corée devrait demander à tout employeur potentiel les noms et coordonnées de personnes qui ont enseigné ou qui enseignent actuellement dans cet établissement.

La plupart des postes de professeur sont dotés soit grâce au bouche-à-oreille ou par l’intermédiaire d’annonces dans les journaux locaux de langue anglaise. Les meilleurs établissements mettent à l’occasion une annonce dans le bulletin de la TESOL ou tiennent un kiosque de recrutement lors des conférences de la TESOL. Par ailleurs, ils annoncent parfois les postes à combler dans les bureaux de placement des universités et des collèges aux États-Unis et au Canada, et sur Internet.

La plupart des professeurs d’anglais travaillent dans des écoles de langues privées (hakwons en coréen), mais diverses autres organisations offrent des postes dans ce domaine, notamment :

  • entreprises qui ont des programmes linguistiques;
  • les instituts universitaires de langues étrangères;
  • les départements des universités;
  • les écoles publiques;
  • les instituts de recherche du secteur public et du secteur privé;
  • les agences de relations publiques et de publicité.

Hakwons

La majorité des écoles privées d’enseignement des langues sont établies à Séoul, mais on en trouve partout en Corée. Certaines sont très connues et possèdent de nombreuses succursales, alors que d’autres sont de petites entreprises dont l’existence est éphémère. L’enseignement de l’anglais langue seconde (ALS) constitue un marché où les sociétés se livrent une concurrence acharnée et où les faillites sont fréquentes. De nombreuses entreprises de second ordre ouvrent leurs portes, engagent le premier étranger venu, recrutent des étudiants, puis donnent des cours un ou deux mois avant de disparaître.

La plupart des hakwons emploient des résidents étrangers (Américains, Britanniques, Canadiens, Néo-Zélandais et Australiens), qui donnent des cours de conversation. Certaines des meilleures hakwons fournissent le logement. Un professeur engagé à temps plein travaille habituellement de 20 à 30 heures par semaine. La majorité des cours sont donnés en début de matinée et en soirée, ce qui laisse souvent l’après-midi libre. La plupart des classes comptent de 10 à 15 étudiants, en général des étudiants de niveau universitaire ou des gens d’affaires qui se préparent en vue d’un détachement à l’étranger ou qui désirent améliorer leurs compétences en anglais. De nombreuses hakwons donnent aussi des cours aux enfants de cinq ans et plus après l’école.

La loi oblige tous les établissements à souscrire une assurance maladie pour leurs employés pendant la période d’emploi et à leur verser une indemnité de départ au terme d’un contrat d’un an, mais certains ne respectent pas ces dispositions de la loi (voir la section Indemnité de départ).

Entreprises offrant des programmes de formation linguistique

La majorité des grands conglomérats (chaebols en coréen) offrent des cours de langues à leurs employés. La plupart du temps, il s’agit d’une formation intensive de trois à six mois donnée en milieu de travail. En général, les professeurs travaillent plus de 30 heures par semaine et sont astreints à des horaires irréguliers, les cours commençant tôt le matin et se terminant tard en soirée. Certaines entreprises offrent aux professeurs une gamme complète d’avantages sociaux, y compris le logement; dans ce cas, toutefois, les professeurs doivent résider soit sur place soit assez loin à l’extérieur de Séoul.

Instituts universitaires de formation en langues étrangères

Les grandes universités de Séoul et certaines universités de province possèdent un institut d’enseignement des langues étrangères. Certains étudiants qui y suivent des cours sont inscrits à l’université, mais la majorité de la clientèle est composée de gens d’affaires. Ces instituts appliquent les normes les plus élevées en Corée en ce qui concerne le recrutement des professeurs. Ainsi, la plupart des professeurs possèdent une maîtrise en enseignement de l’anglais à des non-anglophones (Teaching English to Speakers of Other Languages — TESOL) et plusieurs années d’expérience. Le salaire, la situation et les avantages offerts sont aussi souvent les meilleurs en Corée.

En province, les universités offrent souvent un logement plus confortable, de meilleures conditions de travail et un salaire plus élevé. Il faut néanmoins prendre en compte l’isolement culturel qu’un étranger peut ressentir lorsqu’il réside à la campagne.

Départements des universités

La plupart des universités coréennes ont des professeurs de conversation anglaise qui travaillent à temps complet. Les classes y sont habituellement plus nombreuses et offrent moins de possibilités de contact personnel avec les étudiants. Les professeurs enseignent en général de 10 à 15 heures par semaine.

Écoles publiques

Récemment, le gouvernement fédéral, les administrations municipales et certains gouvernements provinciaux ont commencé à recruter de plus en plus de professeurs étrangers pour enseigner l’anglais dans les écoles publiques. Le gouvernement coréen parraine le programme « English Program in Korea » (EPIK), semblable au programme « Japan Exchange and Teaching » (JET) du Japon. Un programme équivalent, appelé « English Teachers in Seoul » (ETIS), fonctionne exclusivement dans la capitale coréenne. Les conditions et les horaires de travail sont comparables à ceux des systèmes d’éducation publics au Canada. Généralement, un logement sommairement meublé est fourni. Les salaires dépendent des qualifications du candidat et de son expérience en enseignement. L’employeur et l’employé contribuent à parts égales à l’assurance.

Instituts de recherche publics et privés

De nombreux organismes gouvernementaux et plusieurs sociétés privées dirigent des instituts de recherche. La plupart engagent des étrangers possédant un diplôme en sciences humaines ou en lettres, en économie ou en administration des affaires en tant que rédacteurs à temps plein. Ceux-ci sont chargés de réviser la correspondance et les documents de recherche, de rédiger des discours et parfois de donner des cours. Les salaires sont souvent élevés et certains de ces employeurs fournissent en outre le logement. Du fait que ces organismes et sociétés sont en général gérés par des administrations publiques ou étroitement associés à des groupes puissants du secteur privé, il est facile pour leurs professeurs étrangers d’obtenir un visa de travail.

Agences de relations publiques et de publicité

En Corée, plusieurs agences de relations publiques et de publicité embauchent des étrangers comme secrétaires de rédaction, et à l’occasion en tant que professeurs. Ces postes, hautement appréciés dans la communauté des professeurs d’anglais résidents, sont très difficiles à obtenir. Les employés sont très bien payés et reçoivent parfois une allocation pour le logement.

Enseigner l’anglais à temps partiel

De nombreux professeurs enseignent aussi à temps partiel. Cependant, il est interdit d’enseigner à titre privé en Corée. En outre, un professeur ne peut enseigner à temps partiel dans un établissement autre que celui qui le parraine, sauf s’il a obtenu une autorisation de ce dernier ainsi que des services coréens de l’immigration. Il est donc important de bien connaître la loi et les risques auxquels on s’expose avant de donner des cours particuliers.

Visas

Visas de travail

Pour travailler dans la légalité en Corée, il faut se procurer un visa de travail conforme à sa situation. Le gouvernement coréen exerce un contrôle strict à cet égard.

Il faut s’adresser à une ambassade ou à un consulat de la Corée au Canada pour obtenir un visa de travail. Le processus peut prendre jusqu’à deux mois.

Comme les règlements régissant les visas et les documents requis changent fréquemment, il est conseillé de communiquer avec la mission diplomatique ou consulaire coréenne la plus proche, si on se trouve à l’extérieur de la Corée, ou avec un bureau de l’immigration, si on est en Corée, pour obtenir une confirmation des règlements en vigueur et des droits à acquitter.

Le gouvernement de la Corée vérifie rigoureusement l’authenticité des documents, notamment les diplômes universitaires et les certificats de compétence en enseignement de l’anglais langue seconde. Quiconque est trouvé coupable d’usage de faux documents s’expose notamment à l’expulsion et à une interdiction de séjour d’au moins cinq ans.

Après son arrivée en Corée, un étranger dispose de 90 jours pour s’inscrire auprès d’un bureau de l’immigration et se procurer un permis de séjour. Les étrangers ne sont plus tenus d’avoir un visa de rentrée pour revenir en Corée.

La plupart des professeurs obtiennent un visa E-1 (professeur dans un établissement d’enseignement de niveau postsecondaire), un visa E-2 (professeur de conversation) ou un visa E-5 (employé dans une société ou d’une agence de relations publiques). Une personne mariée à un citoyen coréen peut aussi obtenir le droit de résidence permanente en tant que conjoint.

Quoi qu’en disent certains employeurs, aucun employé n’est tenu de remettre son passeport à son employeur pendant la durée de son séjour. Il faut toujours garder son passeport en sa possession.

Changer d’employeur

Pour changer d’employeur, il faut obtenir la permission des services coréens de l’immigration, ce qui signifie en principe qu’il faut quitter la Corée et y revenir muni d’un nouveau visa et parrainé par un nouveau répondant. Changer d’emploi peut être assez difficile; le premier employeur doit accepter de libérer l’employé pour la période résiduelle de son contrat. Pour toute question à ce sujet, il faut s’adresser au bureau de l’immigration le plus proche. Pour communiquer avec le centre d’appels de l’immigration, il suffit de composer 1345 de n’importe où en Corée.

Si un professeur démissionne pour occuper un nouvel emploi sans avoir obtenu au préalable une lettre de cessation de contrat de son employeur, il doit quitter la Corée dans les 14 jours suivant sa démission. Un nouveau permis de travail ne lui sera délivré qu’à l’expiration du premier contrat de travail. Rien ne l’empêche de revenir en Corée en tant que touriste en attendant l’expiration de l’ancien contrat, mais il ne sera pas autorisé à travailler pendant cette période.

Une fois que le professeur a obtenu l’approbation de son ancien et de son nouvel employeurs, il peut entrer en fonction à son nouveau travail. Il doit néanmoins signaler ce changement au bureau d’immigration local dans les 15 jours.

Un professeur qui met fin à un contrat avec l’approbation de son employeur n’est pas tenu de quitter la Corée. Il disposera d’un mois pour trouver un autre emploi. Lorsqu’il aura un nouvel emploi, il devra en informer le bureau d’immigration local dans les 15 jours du début du nouveau contrat, pour régulariser son visa de travail.

À défaut de trouver un emploi dans un délai d’un mois, il est possible de demander un autre type de visa (D-10), qui permet de rester jusqu’à six mois pour obtenir un nouvel emploi. Lorsqu’il aura trouvé un nouvel emploi, le professeur devra faire modifier son visa dans les 15 jours du début de son nouveau contrat.

Problèmes juridiques

Certains résidents étrangers ont éprouvé de graves problèmes juridiques avec les services coréens de l’immigration, soit parce qu’ils avaient accepté un poste de professeur alors qu’ils séjournaient en Corée en tant que touristes, soit parce qu’ils avaient pris un poste à mi-temps ou qu’ils donnaient des cours particuliers sans avoir obtenu la permission requise. Toute infraction à la législation sur l’immigration peut entraîner de lourdes peines, notamment :

  • l’emprisonnement;
  • une amende de 100 000 wons pour jusqu’à 30 jours de dépassement de séjour autorisé (approximativement 90 $CAN);
  • une amende de 200 000 wons pour jusqu’à trois mois de dépassement de séjour autorisé (approximativement 180 $CAN);
  • une amende de 500 000 wons pour jusqu’à six mois de dépassement de séjour autorisé (approximativement 450 $CAN);
  • l’expulsion, assortie d’une interdiction de séjour pour une période de deux à cinq ans.

Il faut connaître et respecter les lois du pays où on séjourne. Les bureaux du gouvernement du Canada ne pourront être d’aucun secours à un ressortissant canadien qui a enfreint la loi, si ce n’est lui fournir une liste d’avocats.

Contrats

Nature des contrats en Corée

Pour bien des établissements d’enseignement de langues étrangères, le contrat de travail n’est que la première étape d’une entente avec un professeur. Les rapports personnels sont plus importants que le contrat écrit. Par conséquent, il arrive que des professeurs de langues étrangères aient des différends avec leur employeur coréen. Ce dernier peut en effet considérer le contrat comme un simple arrangement, qui peut être modifié selon les circonstances — en général après l’arrivée de l’employé en Corée. À ses yeux, le véritable contrat n’est pas le document écrit, mais l’entente verbale conclue entre l’employeur et l’employé. Pour la plupart des Coréens, une modification du contrat ne constitue pas une violation de contrat et peu d’entre eux envisageraient d’intenter des poursuites contre leur employeur pour cette raison. Il faut donc tenir compte de cette réalité au moment de signer un contrat.

Le ministère du Travail a compétence en matière de différends contractuels. Il est possible de communiquer avec le secteur de la politique des travailleurs étrangers (Foreign Workforce Policy Division) au 82 (2) 2110-7198. Les ministères du Travail et de l’Éducation peuvent, si un travailleur en fait la demande, rappeler à l’employeur ses obligations en vertu de la loi. Toutefois, si un étranger a épuisé tous les recours sans résoudre un conflit de travail et qu’il ne lui reste comme seule alternative que d’intenter des poursuites devant les tribunaux, l’ambassade du Canada en Corée peut lui fournir une liste d’avocats.

Négocier un contrat d’enseignement

Le contrat de travail d’un professeur doit préciser les éléments suivants :

  • le salaire;
  • le logement;
  • les heures de travail;
  • l’indemnité de départ;
  • l’impôt sur le revenu;
  • l’assurance maladie;
  • le billet de retour.

Si ces éléments ne sont pas mentionnés, il faut négocier avec l’employeur pour les faire ajouter. Le contrat n’indique habituellement pas la taille des classes, mais le professeur aurait intérêt à se renseigner à ce sujet. Les classes comptent environ 10 à 15 élèves dans un établissement privé et jusqu’à 100 dans une université.

La plupart des contrats prévoient soit un salaire mensuel fixe soit un salaire basé sur le nombre d’heures de cours. Quel que soit le cas, la rémunération mensuelle minimale garantie doit être précisée.

Questions d’argent

La devise coréenne est le won. Pour connaître les taux de change, il faut consulter le site Web du Convertisseur de devises de la Banque du Canada. Les chèques de voyage sont acceptés dans toutes les banques à charte (eunhaeng en coréen). Les chèques de voyage en dollars américains sont recommandés, car ils offrent le meilleur taux de change. Les cartes de débit étrangères ne sont acceptées que dans certaines banques. Certaines grandes banques ont des guichets automatiques qui offrent le service en anglais et qui acceptent les cartes clients ou les cartes de crédit internationales. Le montant maximal de retrait peut être très bas, ce qui rend les frais de service excessivement élevés. La plupart des guichets d’où l’on peut retirer de l’argent d’un compte canadien affichent des instructions en anglais. Les principales cartes de crédit étrangères (Visa, MasterCard, American Express) sont acceptées dans les hôtels et autres établissements touristiques et peuvent généralement être utilisées sans risques. Les voyageurs peuvent se renseigner auprès de l’émetteur de leur carte avant de partir, pour obtenir les informations les plus récentes sur les fraudes impliquant des cartes de crédit. Par mesure de prudence, il est recommandé de laisser ses numéros de carte à un membre de la famille au Canada.

Transferts de fonds

Afin de respecter la loi coréenne réglementant les devises étrangères, avant d’effectuer un transfert de fonds de la Corée au Canada, il faut en aviser une banque locale ─ le montant du transfert ne doit pas excéder celui du salaire ─, et présenter un certificat d’emploi et d’une preuve de revenu (p. ex. un certificat de paiement d’impôt). La banque apposera dans le passeport de la personne concernée un timbre précisant la somme transférée. Un étranger qui travaille en Corée et qui y paie de l’impôt peut transférer la totalité de son revenu d’après le certificat de paiement d’impôt. À titre de touriste, il faut déclarer aux douanes, à l’entrée ou à la sortie du pays, toute somme dépassant 10 000 $ US, y compris en monnaie locale.

Logement

Dans le cadre de certains contrats, le professeur doit résider à l’endroit prévu par son employeur, alors que dans d’autres, il lui incombe de trouver lui-même à se loger. Il est également possible que le professeur ait le choix de prendre le logement prévu par l’employeur ou d’en trouver un lui-même. Toutefois, peu d’employeurs prévoient le logement, ce qui peut poser un sérieux problème, car le logement à Séoul est très cher. Si le professeur doit trouver lui-même un logement, la plupart des employeurs devraient à tout le moins l’aider à chercher et négocier le loyer et le coût des services publics.
Voici quelques options en matière de logement :

Pas-de-porte (chunseh en coréen)

En vertu du système du pas-de-porte (chunseh), le locataire verse au propriétaire, à titre de dépôt lors de l’emménagement, une somme forfaitaire — représentant entre 50 p. 100 et la totalité de la valeur marchande de la propriété — et ne paie pas de loyer mensuel ou ne paie qu’un loyer mensuel minime. Au terme du bail, le propriétaire rembourse la plus grande partie du chunseh au locataire puisque l’argent de celui-ci lui a rapporté de l’intérêt.

Le système du chunseh est bien établi en Corée, mais il comporte des risques réels. Ainsi, un propriétaire peut estimer qu’un étranger est mal placé pour exiger le remboursement du chunseh, ou, comme cela s’est déjà produit, décider de vendre le logement durant le bail. Pour atténuer ce risque, le professeur peut demander à son employeur de verser le chunseh.

Système combinant le loyer mensuel (wolseh) et le pas-de-porte (chunseh)

L’option de logement la plus courante pour les résidents non coréens est une combinaison du wolseh (loyer mensuel) et du chunseh (pas-de-porte). En règle générale, plus le chunseh est élevé, moins il faut payer de wolseh.

Colocation

La colocation est une solution très populaire, mais il faut bien entendu choisir avec soin ses colocataires et établir clairement à l’avance les responsabilités financières de chacun.

Résidences universitaires, pensions et auberges

Plusieurs universités, notamment celles de Yonsei, d’Ewha, de Séoul, de Hanyang et de Konkuk sont dotées de résidences. Par ailleurs, la Fondation de la recherche coréenne gère un gîte international pour les étudiants étrangers. Les professeurs étrangers logent parfois dans des résidences universitaires, bien que celles-ci servent en général à héberger le personnel enseignant de l’université.

Les jeunes Coréens qui étudient au collège ou qui sont en début de carrière logent volontiers dans des pensions (hasuk). Une chambre individuelle comprend un petit-déjeuner à la coréenne, le souper et, parfois, le service de blanchisserie. L’inconvénient des hasuks réside dans l’absence d’intimité. Il est également possible de demeurer dans une famille. Cette solution constitue une excellente façon de découvrir la culture et la vie en Corée, mais ne permet pas non plus de jouir d’une grande intimité. La plupart des professeurs qui choisissent ces options finissent par déménager dans un logement plus privé.

Enfin, certains professeurs louent une chambre au mois dans une auberge (yokwan). Les yokwans ressemblent aux pensions, les prix y sont similaires, mais la nourriture n’est pas comprise et cette option offre nettement moins d’intimité et de sécurité que les pensions. Par surcroît, certaines yokwans sont fréquentées par une clientèle douteuse qui loue les chambres à l’heure. Ce mode de logement peut donc présenter certains risques pour la sécurité personnelle et la réputation.

Logement fourni par l’employeur

Les agents immobiliers du monde entier sont passés maîtres dans l’art de présenter les propriétés sous l’angle le plus séduisant possible. Les agents coréens n’échappent pas à cette règle et les professeurs étrangers tombent parfois de haut en découvrant leur logement.

Sachant que dans la culture coréenne un contrat de travail n’est souvent qu’une simple déclaration d’intention qui précède un engagement professionnel à long terme, il n’est pas toujours judicieux de chercher à tout prix un logement au « confort occidental » dès l’arrivée. Et ce, d’autant plus que les prix du marché immobilier sont généralement plus élevés en Corée qu’au Canada et que se loger, même modestement, peut coûter très cher.

Heures de travail

Dans la plupart des établissements, les professeurs travaillent de cinq à six heures par jour, consécutivement ou non, du lundi au vendredi, et parfois le samedi matin. Les départements des universités exigent habituellement de 10 à 15 heures d’enseignement par semaine, et demandent aux professeurs de participer à des activités étudiantes et à la rédaction du journal de l’école. Dans les instituts de recherche, la semaine de travail est de 40 heures, auxquelles s’ajoutent à l’occasion des heures supplémentaires non payées.

Indemnité de départ

Les bureaux du gouvernement du Canada en Corée reçoivent un grand nombre de questions et de plaintes au sujet de l’indemnité de départ (taechikum). Il faut s’assurer que le contrat auquel on est partie fait explicitement état de l’indemnité de départ, même si l’employeur n’en voit pas la nécessité. En vertu de la loi coréenne, dont il est question ci-après, tout enseignant à temps plein (quiconque détient un visa de travail), qu’il soit ressortissant coréen ou non, a droit à une indemnité de départ équivalant à un mois de salaire pour chaque année de travail. Aucun employeur n’a le droit de demander à un employé de renoncer à ce droit, ni de tenter de s’y soustraire en ne retenant les services d’une personne que pour 11 mois.

Le ministère du Travail a compétence en ce qui concerne l’indemnité de départ. Il est possible de communiquer avec la division du bien-être des travailleurs au 82 (2) 2110-7420. Les numéros généraux du Ministère sont les 82 (2) 502-9457/8 ou 82 (2) 2110-7080/81. Les ministères du Travail et de l’Éducation peuvent, si un travailleur en fait la demande, rappeler à l’employeur ses obligations en vertu de la loi. Toutefois, si un étranger a épuisé tous les recours sans obtenir son indemnité de départ et qu’il ne lui reste comme seul choix que d’intenter des poursuites devant les tribunaux, l’ambassade du Canada en Corée peut lui fournir une liste d’avocats.

Les droits relatifs à l’indemnité de départ sont énoncés dans la Loi sur les normes du travail du Code coréen. On peut se procurer une traduction anglaise du Code coréen à la librairie Kyobo, située près de l’ambassade des États-Unis. Les principales dispositions de la Loi sur les normes du travail concernant l’indemnité de départ prévoient notamment ce qui suit :

  • Article 34 (régime d’allocation de retraite) : le régime de prestations de retraite versées par l’employeur est assujetti aux conditions prévues dans la Loi sur la sécurité des prestations de retraite.
  • Article 6 (traitement équitable) : aucun employeur n’a le droit de traiter un travailleur de façon discriminatoire ou d’imposer des conditions de travail discriminatoires pour des motifs fondés sur le sexe, la nationalité, la religion ou la situation sociale.
  • Article 11 (portée) : 1) La loi s’applique à toute entreprise ou tout milieu de travail qui emploie généralement au moins cinq travailleurs. Toutefois, elle ne s’applique ni aux entreprises qui n’emploient que des personnes de la famille immédiate ni aux domestiques. 2) Pour ce qui est des entreprises ou des milieux de travail qui emploient normalement moins de cinq travailleurs, seulement une partie des dispositions de cette loi peut s’appliquer, comme il est prévu par décret présidentiel.

En cas de différend avec un employeur au sujet du salaire ou de l’indemnité de départ, il faut communiquer avec le bureau du travail de la région. La liste des bureaux du travail régionaux figure sur le site Web du ministère du Travail. Il est possible de consulter le service de conseils en droit du travail du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h au 82 (3) 1345-5200.

Il est également possible d’obtenir des conseils juridiques auprès des organismes suivants :

Association du Barreau de Séoul
Centre juridique pour les travailleurs étrangers
Édifice de l’Association des avocats, 1er étage, 1718-1, Seocho-dong
Seocho-gu, Séoul
Téléphone : 82 (2) 3476-0986 (des consultants anglophones sont de service le lundi de 14 h à 17 h)
Site Web : www.seoulbar.or.kr

Conseil des travailleurs étrangers
14, Bomun-dong 5-ga Sungbuk-gu, Séoul
Téléphone : 82 (2) 924-2706 ou 82 (2) 928-2049 (service en anglais); 82 (2) 928-2047 (service en coréen)
Site Web : www.nodongsamok.co.kr (en coréen seulement)

Corporation d’aide juridique de Corée
1703-10, Seocho-dong Seocho-gu, Séoul
Téléphone : 132 (poste 3)
Site Web : http://eng.klac.or.kr/english/intro/01.php (en anglais et en coréen)

Le site Web de la Cour suprême de la Corée fournit de l’information sur le recouvrement des petites créances.

Impôt sur le revenu

L’impôt sur le revenu est aussi à l’origine de nombreuses plaintes présentées aux bureaux du gouvernement du Canada en Corée. La plupart des employés étrangers sont tenus de payer l’impôt sur le revenu qui est généralement prélevé à la source par l’employeur et ensuite payé au gouvernement de la Corée. Les revenus sont imposés à un taux de 5 à 10 p. 100.

En cas de manquement à l’obligation de paiement des impôts sur tout revenu que vous gagnez, vous serez passible d’une amende et n’aurez pas l’autorisation de quitter la Corée tant que vous n’aurez pas acquitté le montant à payer. Si vous n’êtes pas en mesure de réunir les fonds nécessaires, les services de l’immigration vous demanderont instamment de vous faire envoyer de l’argent depuis le Canada.

Pour en savoir plus à ce sujet, il suffit de communiquer avec le Bureau de l’impôt à Séoul qui publie chaque année en avril un guide fiscal rédigé en anglais à l’intention des étrangers. Il est possible de se procurer cette publication sur le site Web du Service national de l’impôt de la Corée ou à n’importe quel bureau de l’impôt.

En Corée, l’année d’imposition va du 1er janvier au 31 décembre. Il incombe à l’employeur de régler l’impôt chaque année, en janvier. Si l’employeur omet de s’acquitter de cette obligation, c’est l’employé qui sera pénalisé. Tout employé qui croit que son employeur ne respecte pas la loi fiscale nationale et déduit illégalement l’impôt de son salaire, doit d’abord en discuter avec lui. Si cette démarche est infructueuse, le travailleur doit s’adresser à la Division fiscale internationale du Bureau de l’impôt à Séoul, au 82-1588-0560, ou au bureau de l’impôt le plus proche. À défaut de résoudre le litige, le travailleur doit envisager de consulter un avocat.

Selon la durée du séjour en Corée, un Canadien peut devoir payer au gouvernement du Canada de l’impôt sur le revenu gagné en Corée. Avant de quitter le Canada, il serait bon de communiquer avec le bureau de l’Agence du revenu du Canada le plus près de son domicile afin de connaître ses obligations à l’égard de l’impôt canadien sur le revenu.

Assurance maladie

En principe, les professeurs étrangers peuvent souscrire au régime d’assurance maladie coréen par l’intermédiaire de leur employeur. Il faut se renseigner à ce sujet au moment d’accepter une offre d’emploi. Il importe en effet de connaître et de comprendre la nature et l’étendue de la couverture dont on bénéficie. En général, les soins de santé en Corée sont bons, mais bien qu’ils soient moins coûteux qu’au Canada, ils peuvent devenir assez chers. Si un travailleur ne peut pas souscrire une assurance par l’intermédiaire de son employeur ou s’il décide de ne pas le faire, il est possible d’obtenir à titre individuel une assurance maladie du système public, mais seulement si on est titulaire d’un permis de séjour.

Quiconque souscrit une assurance privée doit savoir que la plupart des médecins et hôpitaux n’acceptent pas de facturer directement la compagnie d’assurance, qu’elle soit étrangère ou nationale. Ils exigent habituellement d’être payés avant de traiter ou de prodiguer des soins. Les patients doivent ensuite demander un remboursement à leur compagnie d’assurance.

Il est donc impératif pour tout ressortissant canadien de vérifier s’il est bien assuré et s’il dispose des fonds nécessaires pour régler les factures au cas où il aurait besoin de soins médicaux. L’ambassade du Canada à Séoul tient une liste de médecins et de dentistes coréens qui parlent l’anglais.

Pour en savoir davantage, prière de visiter le site Web de la société nationale de l’assurance maladie.

Pension

En quittant la Corée, un travailleur étranger peut avoir droit au remboursement de ses cotisations et de celles de son employeur au Régime national de pension de la Corée à condition d’avoir :

  • citoyenneté canadienne ou coréenne;
  • cotisé au Régime national de pension de la Corée pendant moins de 10 ans.

Pour obtenir le remboursement de ses cotisations, il doit présenter les documents suivants :

  • son passeport;
  • son certificat d’inscription au registre des étrangers;
  • une copie de son relevé de compte bancaire (coréen ou canadien);
  • un billet d’avion indiquant la date de son départ.

Lorsqu'un travailleur étranger quitte le pays, son employeur doit signaler la fin du contrat au Service national de pension de la Corée. Sur confirmation du départ, le Service déposera le remboursement des cotisations dans le compte bancaire du travailleur.

Tout citoyen canadien admissible à un remboursement forfaitaire ne recevra que le remboursement des cotisations versées à partir du 1er mai 1999, date d’entrée en vigueur de l’Accord de sécurité sociale entre le Canada et la Corée. Ce remboursement doit être réclamé dans les cinq ans de la date d’admissibilité. Il importe de noter que le remboursement des cotisations enlève le droit de recevoir des prestations de retraite de la Corée.

Un travailleur étranger qui ne demande pas le remboursement de ses cotisations peut se prévaloir des dispositions de l’Accord de sécurité sociale pour obtenir une pension de retraite coréenne. Le cas échéant, il doit satisfaire aux critères suivants :

  • avoir cotisé au Régime de pension coréen pendant plus d’un an;
  • avoir cotisé au Régime de pensions du Canada après 1988;
  • avoir cotisé à ces deux régimes pendant une période totalisant au moins 10 ans.

La période de participation au Régime de pensions du Canada sera prise en compte dans le calcul des 10 années requises pour établir l’admissibilité à une pension coréenne.

Il est possible d’obtenir plus de renseignements sur l’Accord de sécurité sociale sur le site Web du Service national de pension. Pour toute information additionnelle, prière de consulter le site Web de Service Canada.

Billet de retour

Certains employeurs fournissent le billet de retour au terme du contrat et promettent de rembourser les frais du voyage pour se rendre en Corée. Il faut néanmoins savoir que cet engagement n’est pas toujours respecté.

Différences culturelles

Une grande diversité règne parmi les professeurs d’anglais en Corée : certains ont suivi une formation spéciale et ont obtenu un diplôme de la TESOL, tandis que d’autres sont titulaires d’une maîtrise ou d’un doctorat dans une autre discipline et enseignent en Corée pour connaître une culture différente de la leur. L’enseignement de l’anglais constitue parfois une activité secondaire pour les membres d’autres professions, comme les chercheurs, ou un travail d’appoint en attendant de trouver un emploi ou encore une activité passagère.

La plupart des professeurs abordent ce travail avec leurs propres attentes et leurs propres réactions face à la situation dans laquelle ils se trouvent. Certains s’attendent à être traités avec professionnalisme et sont choqués s’ils ne le sont pas, d’autres espèrent gagner beaucoup d’argent et finissent par se rendre compte qu’ils touchent à peu près le même salaire qu’un chauffeur d’autobus syndiqué de Séoul. D’autres encore s’attendent à vivre dans une grande maison de style occidental et sont fort déçus de se retrouver dans un logement très modeste. Voilà pourquoi il vaut mieux, avant de commencer à travailler en Corée, avoir une idée des différences culturelles; on est ainsi mieux armé pour faire face à des déceptions.

Statut des étrangers

En Corée, il peut se révéler difficile de se faire accepter au sein d’une famille, de se faire des amis ou d’établir des liens avec des collègues. Il faut parfois une certaine dose de patience et d’énergie pour surmonter les barrières culturelles et nouer des liens solides. Néanmoins, la majorité des étrangers installés en Corée trouvent les Coréens assez chaleureux et amicaux.

Statut des professeurs

En Corée, les professeurs sont généralement traités avec beaucoup de respect par les étudiants, y compris les professeurs d’anglais langue seconde (TESOL). Cependant, pour conserver ce respect, ils doivent agir correctement et faire preuve de certaines qualités. Ainsi, un professeur qui affiche un comportement irrespectueux s’attire forcément le mépris des Coréens et risque d’avoir des ennuis avec son employeur et avec les services de l’immigration. Bref, il faut toujours agir avec respect et discrétion. Il va sans dire que l’apparence, le langage et les manières de tout étranger résidant en Corée sont très remarqués. Un étranger peut avoir l’impression que tout le monde autour de lui surveille ses faits et gestes avec énormément d’intérêt. Il faut toujours se rappeler que la société coréenne est nettement plus traditionnelle à bien des égards que la société nord-américaine. Il faut donc tenir compte des normes culturelles et des attentes des Coréens.

Enseigner au féminin en Corée

La Corée diffère grandement du Canada sur le plan culturel. Certaines enseignantes canadiennes signalent que leurs conditions de travail ne sont pas aussi bonnes que celles de leurs collègues masculins. Le harcèlement sexuel n’est pas chose courante, mais il existe. Les Canadiennes qui envisagent de travailler en Corée doivent en tenir compte.

Des Canadiennes et d’autres ressortissantes étrangères ont été victimes d’agression sexuelle. Les victimes ont dit avoir été volées et agressées sexuellement. On recommande aux Canadiennes qui enseignent en Corée de se montrer prudentes et, dans la mesure du possible, de partager un logement. Pour plus d’information et de conseils, il faut consulter la publication Voyager au féminin – La sécurité avant tout.

Toute victime d’agression sexuelle devrait immédiatement demander de l’aide au centre médical le plus proche et à la police, et informer l’ambassade du Canada. Les autorités consulaires canadiennes peuvent :

  • aider à signaler cet acte criminel à la police;
  • offrir appui et assistance à la victime en ce qui a trait aux conséquences de l’agression sur les plans émotionnel, social, médical et judiciaire;
  • aider la victime à communiquer avec des parents ou des amis;
  • communiquer avec des services de counseling sur place ou au Canada;
  • aider à assurer les besoins fondamentaux de la victime en matière de sécurité;
  • demander que les autorités locales mènent une enquête en bonne et due forme et que des accusations soient portées si l’assaillant est identifié.

Pour plus d’information sur la question, prière de consulter la FAQ sur l’agression sexuelle.

Employeurs coréens

La société coréenne est beaucoup plus hiérarchisée que la société canadienne et on ne s’attend pas à ce que les employés remettent en question les décisions de leur employeur ni son autorité, surtout en présence de tiers. S’il est nécessaire d’aborder une question épineuse, il est généralement plus efficace de le faire en privé, de conserver son sang-froid, de ne pas hausser le ton et de rester poli.

Problèmes de communication

Les Coréens entretiennent des relations sociales et communiquent entre eux de façon subtile et indirecte. Ainsi, bien des choses ne sont pas exprimées ouvertement et demeurent implicites. Naturellement, les étrangers ne s’y retrouvent pas toujours. Il est donc très important de savoir exactement ce que les Coréens attendent et de résoudre tout malentendu dans les meilleurs délais. À défaut de ce faire, des problèmes pourraient survenir.

S’adapter à la société coréenne

Lorsqu’on arrive pour la première fois dans un pays, on est en général enthousiaste à la perspective de vivre une expérience nouvelle. Toutefois, la nouveauté s’estompe après quelque temps et on commence à avoir le mal du pays. Le cas échéant, il ne faut pas se juger trop sévèrement : cela arrive à tout le monde de se dire « Je n’arriverai jamais à m’y faire », « J’ai envie de manger de la vraie nourriture, de voir de vrais amis, de vivre dans un logement décent... » « Pourquoi les Coréens font-ils telle ou telle chose? »

C’est simplement une question de temps. Au fur et à mesure qu’un étranger s’habitue à la vie en Corée, il trouve normales des choses qui auparavant l’agaçaient. La vie deviendra suffisamment agréable pour que les petits désagréments perdent de leur importance. Tout d’un coup, il se rend compte qu’on aime le kimchi, que les étudiants sont des gens intéressants et que le fait de les aider à améliorer leur anglais ou leur français ajoute encore au plaisir d’enseigner. Il commence ensuite à comprendre ces amis qui essaient de lui faire découvrir la Corée en dehors de la communauté des résidents étrangers et il essaie d’acquérir quelques notions de coréen et de s’en servir.

Pour plus d’information sur le choc culturel et pour des conseils sur la façon de s’adapter à la vie à l’étranger, prière de consulter notre page sur le choc culturel

Services offerts par les bureaux du gouvernement du Canada

Les bureaux du gouvernement du Canada peuvent aider les Canadiens qui se trouvent à l’étranger à maints égards. Toutefois, il y a des limites à ce qu’ils peuvent faire.

Par exemple, le personnel consulaire peut :

  • offrir de l’aide en matière de services notariaux;
  • aider à remplacer un passeport perdu, volé, endommagé ou expiré;
  • fournir une liste d’avocats locaux;
  • fournir une liste de numéros de téléphone de divers organismes gouvernementaux coréens.

Toutefois, il ne peut pas :

  • fournir des conseils juridiques ou recommander un avocat;
  • faire effectuer une vérification des antécédents criminels pour le compte d’une personne;
  • obtenir des permis ou des licences auprès des autorités locales pour une personne, notamment un visa étranger ou un permis de travail;
  • faire enquête sur un employeur potentiel, ni le recommander ou s’en porter garant;
  • aider à trouver un logement.

Une liste exhaustive des services est disponible en ligne.

Les Canadiens qui se trouvent en Corée sont invités à s’inscrire auprès du service d’Inscription des Canadiens à l’étranger. Ce service permet au gouvernement du Canada de communiquer avec les personnes inscrites advenant une urgence à l’étranger ou au Canada. L’inscription est facultative et l’information fournie est protégée et utilisée conformément aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les Canadiens peuvent également s’inscrire à l’ambassade du Canada.
Pour toute question additionnelle concernant un séjour en Corée, prière de communiquer avec les Services consulaires au 1-800-267-6788 (au Canada) ou au 613-944-6788.

Sources d’information en Corée

Journaux

Une fois arrivé en Corée, il est judicieux de s’abonner à un des journaux locaux en anglais, tels que le Korea Herald, le Korea Times ou le Korea JoongAng Daily (distribué par l’International Herald Tribune). Ces journaux sont publiés six fois par semaine et coûtent de 20 000 à 26 000 wons par mois. À Séoul, on les trouve dans la plupart des kiosques à journaux, mais en province, il faut en général s’abonner. Il est possible de joindre le Korea Herald au 82 (2) 1588-0533, le Korea Times au 82 (2) 724-2715 et le JoongAng Daily/International Herald Tribune au 82 (2) 1577-0510. Il est également possible de s’abonner à l’étranger.

Korean Yellow Pages et autres annuaires coréens

Il est possible de trouver le Korean Yellow Pages, un annuaire de langue anglaise, ainsi que d’autres répertoires d’entreprises dans la plupart des grandes librairies. Le Service du commerce extérieur de l’ambassade des États-Unis et la Chambre de commerce américaine en Corée publient en coédition un annuaire des sociétés commerciales. Ces annuaires renferment une mine d’information et donnent les coordonnées des universités et des administrations publiques. De son côté, la Fondation de la recherche coréenne publie une brochure sur les études en Corée, qui contient aussi des renseignements sur les universités du pays.

La TESOL en Corée (KOTESOL)

Organisme sans but lucratif, la KOTESOL a pour mandat de promouvoir le savoir, de diffuser de l’information et de faciliter les liens interculturels entre les professeurs d’anglais en Corée. Elle constitue une source de renseignements fiable et à jour sur l’enseignement en Corée. La direction nationale de la KOTESOL appuie la formation et le perfectionnement des professeurs au moyen de groupes d’intérêts spéciaux, de publications spécialisées et de subventions de recherche. Tous les ans au mois d’octobre, le congrès international attire plus de 800 personnes, qui ont alors l’occasion de rencontrer certains des meilleurs auteurs, professeurs et chercheurs du monde entier.

La KOTESOL possède des sections à Séoul, Suwon, Cheongju, Gangneung, Daejon, Jeonju, Gwangju, Daegu et Busan. Ces groupes organisent des ateliers chaque mois et parrainent des activités éducatives dans leur région. Le lieu, la date et l’heure des ateliers et activités sont publiés sur les pages des groupes, sur le site Web national de la KOTESOL. Pour de plus amples renseignements :

Courriel : KOTESOL@asia.com
Site Web : www.koreatesol.org

Publications sur les voyages

Nous offrons également une série d’autres publications gratuites, dont Bon Voyage, mais… Renseignements indispensables aux voyageurs canadiens, Voyager au féminin ─ La sécurité avant tout et Un bon départ – Un guide santé à l’intention des voyageurs canadiens. On peut télécharger ces publications ou bien commander des exemplaires papier en ligne, ou en composant le 1-800-267-8376 (au Canada) ou le 613-944-4000.

Information sur la publication

Publié par Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada et l'Agence de la santé publique du Canada.
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Tous les renseignements que renferme cette brochure sont fournis « tels quels », sans garantie d’aucune sorte, explicite ou implicite. Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada et l'Agence de la santé publique du Canada s’efforcent toutefois de présenter des renseignements qui soient exacts. Nous encourageons également les lecteurs à faire leurs propres recherches et à consulter des spécialistes pour en savoir plus.

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